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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 22:45

…il faut d’abord semer…et attendre, patiemment, que la terre se réchauffe, que l’eau vienne l’abreuver, que la graine gonfle, gonfle et se sépare pour laisser apparaitre la promesse d’une fleur, d’un légume à venir. Il faut attendre et attendre, prodiguer les soins nécessaires, pour que le développement de la jeune plantule arrive à son terme…la fructification…promesse du renouvellement de l’espèce …et de mets succulents ! …Pour une gourmande qui se respecte !


Le temps des semis en pleine terre est arrivé ! Hier la roquette, la sucrine, l’aneth, la coriandre, les ipomées, les zinnias, l’amarante et bientôt les haricots, les potirons…

J’ai triché un peu car j’avais démarré les semis à l’abri de la véranda. Avant que ne viennent l’époque des tables d’hôtes qui s’étirent dans la nuit dans une ambiance de débats et de rires, les jeunes plants de concombre, pâtisson, courgettes jaunes, chrysanthème comestible, basilic, cosmos, etc…occupent l’espace.

Demain je plante : aubergine blanche et violette, tomate cœur de bœuf, tomates cerises pour les enfants (ou les apéros des grands !), poivrons, feuilles de chêne rouge, romaine.

Le potager prend  forme pendant que la couleur commence à inonder le Hameau. Là une tâche rouge se découpe sur la terre nue du coteau d’en face : c’est le Cotinus qui déploie ses jeunes feuilles rouge cramoisi. Là ailleurs, les fragiles pétales du coquelicot  se défroissent avec la brise, ailleurs le violet profond des iris se découpe sur le vert frais des jeunes blés…


Les pommiers terminent leur floraison, les cerisiers nouent à peine, les abricotiers et les pêchers sont chargés de fruits…si la terre et le ciel sont d’accord, nous aurons la chance de nous abreuver à tous ces parfums !

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 20:05
Je viens à l'instant de recevoir un cadeau ...du ciel...

Un ami qui se reconnaitra est passé par là aujourd'hui mais pas par les chemins que l'on emprunte habituellement et j'ai envie de vous faire partager cette vue de la colline du Hameau des Coquelicots.

Le temps était brumeux mais l'intention et l'attention sont là. Alors merci.
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Published by Pascale - dans La vie au Hameau
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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 18:51

Oui, oui, la grenouille coasse et le corbeau croasse…Depuis quelques jours, la piscine a pris la dimension d’un auditorium de grande qualité, le Hameau est baigné dans un concert très modulé, de chants de grenouilles. C’est la saison des amours ! Et elles s’en donnent à cœur joie ! Pas de baigneurs pour l’instant alors la grenouille est reine…et roi.

Bientôt elles seront la proie des enfants en vacances parce qu’au Hameau, les parents peuvent rêver tranquilles, les enfants sont occupés toute la journée à pêcher les grenouilles de la piscine pour les déplacer gentiment dans l’étang un peu plus bas. Une véritable occupation ! D’autant plus qu’avec les grenouilles, la transhumance n’est jamais finie ! Ne dit-on pas que la grenouille retourne toujours à son point de départ, même si on l’éloigne. Et en japonais, kaeru, la grenouille, signifie aussi retourner.

Animal vénéré dans la poésie védique où elle est l’incarnation de la terre fécondée par les premières pluies et leur chœur les promesses de fruits et de richesses à venir, elle est en Inde et en Occident plutôt matière obscure ou source de pouvoirs maléfiques !

En tout cas, elles accompagnent mes journées, les rythment de leur chant et j'ai une amitié particulière pour ces animaux, bercée depuis mon adolescence par le clip de Roger Glover « Love is all » !

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 20:33

Lélie Abadie est arrivée chez moi un jour d’octobre et une grande histoire a commencé entre nous…
Ce petit bout de femme est une grande dame !

Elle est peintre aquarelliste, femme, maman, amoureuse de la vie et d’Albert, son mari…elle est profonde, généreuse, passionnée, humaine, rigolote et j’en oublie…

Françoise Labarthe, Les peintres de l’An 2000, écrit : « Humaine avec passion, Lélie Abadie peint son désir de rejoindre l’autre, de saisir l’émotion qui l’étreint. La vigueur du trait, la force des couleurs, le modelé des chairs disent l’intensité de sa présence au monde, une présence aussi frémissante que celle du rouge qui vibre au cœur de certains tableaux ».

Et depuis 2 ans, Lélie partage au Hameau son humanité, sa technique, sa passion de la lumière et de la couleur avec ses stagiaires, prêts à venir la rejoindre au bout du monde.



Lélie Abadie sera au Hameau du 2 au 8 mai pour un stage sur le portrait et du 24 au 30 mai pour un stage sur l’harmonie de couleurs.  Ces stages sont complets !

Les stages sont aussi des moments de convivialité autour des repas que je prépare avec les légumes du potager, les fleurs du jardin, et parfois même les herbes des alentours comme l'ortie. Et des moments insolites ! ... Dans tous les cas des moments riches et humains.

                                               Photo de Marie Delaune


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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 20:43

J'ai envie aujourd'hui de vous faire partager ce très beau texte de Christian Couteau, un ami aquarelliste voyageur, qui un jour d’octobre 2007, s'est arrêté au Hameau, un instant, pour me dire bonjour...

                               
                 CHEMIN DE DECOUVERTE
             

                  Un peu d'eau pigmentée, quelques mots épicés, une recette personnelle pour vous faire goûter la découverte d'un site discret du terroir gascon dominant le minuscule village de Saint Léon en Lot et Garonne…. Rompant une désertion de dizaines d'années, les fleurs messicoles montrent de nouveau leur nez dans ce terroir agricole… Indomptables et libérées, elles veulent casser l'image de ces fleurs jaunes domestiquées, haut perchées et trop serrées dans des parcelles bien alignées, qui tendent leur cou et chapeau d'été vers leur tuteur préféré, le soleil bien aimé, comme pour mieux bronzer jusqu'à s'en laisser griller. C'est beau l'amour! Cela vous fait tourner la tête…. 

 

                 Tel un artiste peintre inspiré par les belles croupes arrondies des collines, qui dessinent comme une douce campagne Toscane, le beau temps aime flâner tard dans cette arrière saison. Un clin d'œil à « l'été indien », saison chère à ces peuples d'outre atlantique qui n'ont plus que ce type d'images à célébrer en mémoire de leurs ancêtres amérindiens ….Ici la couleur oxydée de la terre est comme leur peau:« pain brûlé »… Et lorsque le soleil généreux est trop orgueilleux pour laisser une petite place aux larmes du ciel, les paysans soupirent impuissants contre cette tendance de « croûte trop cuite » qui fige les parcelles, signe annonciateur d'une terre peu propice à leur assurer de quoi « casser la croûte » ...         

               
 
  Aquarelle originale de Christian Couteau
                      
Si tous les chemins mènent à Rome, venues de cette capitale, d'antiques légions Romaines avides de nouveaux territoires, ont laissé un lointain souvenir de leur passage là haut, tout près du « hameau des coquelicots » vers la chapelle de la Madeleine….De ces voies  synonymes de rectitude, subsiste dans l'inconscient l'expression imagée de l'ampleur de la tâche: « un vrai travail de Romains ». Quelques impacts blanchâtres éclairent le ton sombre de la peau nue des parcelles. Image de joues trop fardées à la poudre de riz comme dans les palais vénitiens, indices révélateurs d'habitats anciens….

 

           Une trace perdue dans la mémoire des hommes, que seule la couche arable conserve au frais, en son sein protégeant les vestiges du passé. Seul un œil inquisiteur aura tout loisir d'interpréter des éléments insignifiants que la nature a su figer, malgré les désordres de surface d'un remembrement perturbateur. Alignement d'arbres, vestiges de haies où prolifèrent des plantes calcicoles, tronçons de chemin creux…

 

              Souvent le souvenir fragile de leur antique présence, s'accroche à quelques impénétrables ronciers, garnissant de vagues dépressions que le temps et l'érosion par leur travail d'usure ont gommé du paysage. Bien avant ces conquérants aux sandales de cuir, les «chasseurs indigènes aux pieds nus » ont tracé la résille primordiale des chemins de campagne. Sur la piste du gibier, poussés par leur préoccupation nourricière, ces traqueurs indigènes sans chien de chasse suivant leur intuition et les discrètes « coulées », ont par leurs foulées inscrit dans la nature les futurs passages obligés.

 

            Ici quand l'imagination de ses tensions se libère, tout remonte : images, senteurs et sons ….Un souvenir lointain comme un poème de Baudelaire !  Cliquetis de chaînes de la charrue, jurons du laboureur qui n'entend pas les gémissements d'une terre qu'il éventre, piaillements aigus de pintades haut perchées dans la haie sous les «charmes» de laquelle elles sont tombées, vacarmes de la basse-cour où certains volatiles se volent dans les plumes pour de sombres histoires de rivaux qui osent faire la cour, claquement d'ailes dans les chaumes des blés quand les cailles décollent apeurées, explosions nocturnes comme des feux du quatorze juillet lorsque les fusées agricoles chassent la grêle, après ces rudes journées d'été où l'atmosphère lourde comme une chape de plomb empêche de respirer, grincement rouillé de la poulie du vieux puits qui n'en peut plus de remonter des seaux pleins cabossés...

 

              Odeur sucrée d'une treille qui apporte de l'ombre au vieux mur maquillé en vert cuivré, héritage d'une certaine bouillie du bordelais… Effluves piquantes du moût de vendange qui s'échappent du chai…Senteurs âcres des feuilles de tabac brun suspendues dans les séchoirs élevés avant d'aller se faire griller…Remontées fortes de sueur d'une terre apaisée par une douche tiède d'orage, douceurs acidulées du sureau noir aux fleurs blanches...

 

                     Au milieu de ces immenses terrains ondulés, comme un bateau au mouillage se dresse le « hameau des coquelicots ». Une lumière légère l'inonde ,les papillons comme des taches de couleurs y font la ronde, aux sources de nectar les abeilles abondent. Ici chiendent, liserons, camomille, moutarde et « dents de lion » vivent en osmose dans un environnement sans clinquant ni brillant. Un lieu où même le Divin s'est arrêté tellement l'emplacement lui convient……. La terre y respire la vie! Ce sol qui donne envie de l'embrasser, de le fouler pieds nus, de se rouler dans la verdure, comme le chat " gris souris " du lieu, tapi dans la nature.

 

             Tout proche de là, au carrefour du bas de Bidoulet, survivance des pratiques du passé pour porter bonheur au cheminement des voyageurs, un petit oratoire lui est consacré. A ses pieds à la saison concernée, discrètement des fleurs champêtres s'y recueillent, dont les fidèles et timides coquelicots et bleuets….. Ces plantes annuelles trop pourchassées sont en effet mal vues par les agriculteurs. Ironie du sort car le bleuet est surnommé « Casse-lunettes » par son pouvoir bénéfique sur l'acuité visuelle, tandis que son compagnon le coquelicot à qui l'on attribue des pouvoirs maléfiques (famille des pavots) est surnommé « chaudière d'enfer » ! 

 

Note de l’auteur :

 

                        La boucle est ainsi bouclée! Grâce à l’aimable accueil de Pascale cette nouvelle vient échoir dans ce lieu magique évoqué …..Un clin d’œil du destin? Comme pour moi lorsqu’ après 2 tours du monde et avoir sillonner de long en large les océans, je reviens échouer sur les rivages de mon berceau de naissance à une quinzaine de kms à vol d’oiseau du hameau des coquelicots !

                      J’avais pu découvrir toutes les beautés lointaines du monde, 40 ans après je me délecte de nouveau de ces trésors cachés de Gascogne. Si j’ai trouvé un joyau du terroir avec ce hameau, j’ai aussi trouvé une perle en son hôte dont le sourire est aussi éclatant que la couleur des pavots…..Et pour moi les plus jolis fleurs sont celles dites «  sauvages »

 

Christian Couteau ( 13 avril 2009)


 
   
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 12:11

Le petit déjeuner  est pour moi un moment magique : c’est le début d’une journée, d’une aventure, c’est un moment de passage où tous les sens se réveillent, un entre deux où tout est possible… Rapidement, mon odorat est aiguisé par l’odeur du café qui m’évoque la douceur, souvenirs d’enfance qui remontent. Les couleurs des confitures de potimarron à la vanille ou de fraise au gingembre, stimulent mon regard et me donnent la lumière, le soleil, la gaité, pendant que la fraicheur des kiwis interpelle ma vitalité, mon dynamisme.
Et la fête bat son plein quand, avec gourmandise, je savoure la faisselle à la gelée de lavande…

Un petit déjeuner comme ça, ça donne envie d’être amoureux tous les jours !

Et c'est avec bonheur que je sers ces petits déjeuners à mes hôtes d'une nuit. Vous vous reconnaitrez vous qui y avez déjà goûté, et j'espère vous donner envie à vous qui n'êtes pas encore passés par la petite colline du Hameau des Coquelicots !

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Published by Pascale - dans La vie au Hameau
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 22:11

Au détour d’une promenade dans le jardin, j’ai trouvé la Bourrache qui sortait déjà de terre et  dressait ses fleurs d’un superbe bleu céleste.

Les vertus magiques de cette plante ne s'exercent que lorsqu'elle est utilisée fraîche. Portez-en sur vous en la renouvelant pour affronter en vainqueur les risques de la vie.

« La bourrache peut dire : Je soulage le coeur, j'enfante la gaieté ».


Ces deux vers de l'École de Salerne résument l'usage que les Anciens faisaient de la plante : ils la disaient propre à chasser la mélancolie.

La bourrache tire son nom du latin burra, "étoffe grossière"; d'aucuns ont cru voir dans "bourrache" une transcription de l'arabe abou rash, littéralement "père la sueur", faisant ressortir les vertus sudorifiques de la plante.

L'espèce nous vient probablement d'Afrique du Nord, et elle a gagné toute l'Europe et l'Amérique, tantôt cultivée et tantôt échappée des jardins. Ses feuilles épaisses et velues la font aussi sûrement reconnaître que ses fleurs à 5 pétales en étoile d'azur, et à grosses étamines brun noir rassemblées en bec d'oiseau.

Au Moyen Age déjà, le Grand Albert la disait "génératrice de bon sang"; dans l'Italie du XVIè siècle, Matthiole la recommandait contre les défaillances du coeur, pour rafraîchir les fiévreux et pour calmer leur délire.

Ses propriétés sont multiples : sudorifique, dépurative et diurétique. Ces trois principes la font recommander comme dépuratif de printemps contre les dermatoses, l'eczéma, l'herpès et les autres maladies de peau. Ses propriétés sudorifiques sont les bienvenues chaque fois qu'il est nécessaire de transpirer, en cas de grippe, de rhume, de bronchite, de rougeole, de fièvre de plus, elle calme très bien la toux.


Je n’ai pas encore essayé son effet répulsif sur les limaces mais cela m’intéresse, plutôt que de les abreuver à la bière !

Par contre je vous recommande l’utilisation des fleurs dans les salades : celle que je préfère est composée de sucrine, roquette, quelques filets d’anchois, des copeaux de parmesan, de la ciboulette ciselée, le tout parsemé des fleurs bleues de la bourrache. Un régal !

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Published by Pascale Baeza - dans Promenades au jardin
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 15:32

Voilà je me lance ...après 3 ans de vie au Hameau, beaucoup de rencontres toutes plus riches les unes que les autres, je mets enfin la première pierre d'une autre forme d'échange pour permettre à ceux qui sont déjà passés par le chemin du Hameau de prolonger le lien, à ceux qui ne sont pas encore venus, peut-être de le faire un jour.


Et c'est grâce à Sylvain Harrison que je pose cette première pierre...Sylvain est passé par là un jour d'avril juste quand le soleil a bien voulu pointer son nez et avec son troisième oeil, il a posé un autre regard sur le Hameau.

Sylvain Harrison est photographe. En attendant d'aller visiter son site
www.sylvainharrison.fr , ses photos du Hameau sont visibles dans mon album.

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Published by Pascale Baeza - dans Promenades au jardin
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  • : Le Hameau des Coquelicots
  • Le Hameau des Coquelicots
  • : « L’écologie rime avec altruisme et partage, afin de vivre autrement les moments de vacances ou de stage. » C’est le fil conducteur de Pascale Baeza, qui vous accueille au Hameau des Coquelicots pour des vacances en famille ou en amoureux, ou lors de stages et séminaires de petits groupes. C'est un lieu de beauté et de ressourcement, un lieu de nature et de simplicité, un lieu de vie ouvert à la créativité et au partage.
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